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La Charge (Teret)

Quinzaine des réalisateurs - Compétition



LE GRAND SECRET





"Qu'est-ce que vous transportez ?"

Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2018, La Charge est malheureusement de ces films que l'on oublie dès le générique de fin.

En 1999, alors que la Serbie est bombardée par l'OTAN, Vlada travaille comme chauffeur de poids lourds. Dans son camion, il transporte un mystérieux chargement du Kosovo jusqu'à Belgrade et traverse un territoire marqué par la guerre. Lorsque sa tâche sera terminée, il devra rentrer chez lui et vivre avec les conséquences de ses actes.

Pendant 1h34, La Charge s'intéresse à un sujet extrêmement tabou : le transport de cadavres d'Albanais en vue de dissimuler les crimes de guerre de l'armée serbe. Choc espéré, La Charge se révèle rapidement d'un ennui certain. Le premier long métrage de fiction du serbe Ognjen Glavonic est peut-être doté d'une mise en scène singulière et stylée, cela n'empêche par le spectateur de trouver le temps long et de se demander en permanence quand le film débutera vraiment.

A travers le jeune homme que Vlada rencontre sur la route, le réalisateur parvient à développer la relation du chauffeur avec son fils. Une relation qui, on le comprend par la suite, fait de ce long métrage un film d'hommes sur les hommes. Et c'est sans doute ce seul aspect du film que l'on retiendra, tant l'intrigue principale a du mal à nous bouleverser. Cela est notamment dû au manque de rebondissements, à ses silences presque trop nombreux et à ses personnages secondaires dont l'utilité demeure relative.

Particulièrement stoïque, l'acteur principal de La Charge, Leon Lucev, crée une véritable barrière avec le spectateur, l'empêchant d'éprouver la moindre compassion ou même de comprendre le sens de ses actions. Pendant 94 minutes, on le suit à travers des paysages dévastés sans vraiment comprendre quelles sont ses motivations (et s'il en possèdent).

En définitive, Ognjen Glanovic présente ici un film gris, loin d'être la claque attendue et à peine appréciable.

wyzman



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